18 juin 2026
Dix ans. Cent millions de streams. Une génération de croyants qui scande encore ses paroles aux quatre coins du monde. En cette rentrée, Sinach fête l’anniversaire d’un hymne devenu planétaire : Way Maker, écrit en 2015 dans un studio de Lagos, et qui n’a depuis jamais cessé de résonner.
C’est l’histoire que peu de gospel connaissent aussi bien qu’elle le mérite. Way Maker naît à un moment charnière pour Sinach : six ans après I Know Who I Am, elle cherche un nouveau langage pour parler du surnaturel. Le résultat dépasse toutes les attentes. Le titre s’impose comme une prière chantée, reprise en français, en lingala, en anglais, dans les églises de Brazzaville comme dans les stades de Houston.
Michael W. Smith l’inclut dans son répertoire. Le groupe Planetshakers en propose une version tonitruante. En 2024, la version francophone de Dena Mwana dépasse les 25 millions de vues sur YouTube, preuve que la grâce du morceau traverse les langues sans perdre son feu.
Avec Way Maker, Sinach impose un fait : l’Afrique ne consomme plus le gospel, elle l’exporte. La chanteuse nigériane devient la première artiste africaine à dépasser les 100 millions d’abonnés cumulés sur les plateformes de streaming gospel. Son label, Sinach Music, fait office de locomotive pour toute une nouvelle génération venue de Jos, d’Accra, de Douala.
Pour marquer l’événement, Sinach prépare une réédition anniversaire, attendue pour novembre. Au programme : trois nouvelles collaborations surprises, dont une avec Travis Greene et une autre avec la chorale de l’église Commonwealth of Zion Assembly à Ogun State. Une manière de boucler la boucle : le son qui a commencé dans une église nigériane y revient, grandi, mondial, intact.
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