17 octobre 2026
Voilà九年 qu’on l’attend. Présenté en grande pompe en novembre 2017 par un Elon Musk conquérant, le Tesla Roadster de nouvelle génération est devenu, malgré lui, le symbole des promesses automobiles les plus tenaces de l’ère moderne. Annoncée pour 2020, repoussée d’année en année, la supercar électrique revient pourtant sur le devant de la scène avec un argument qui fait tourner les têtes : une démonstration de lévitation propulsée par des propulseurs SpaceX, prévue le 1er octobre dernier avant d’être décalée au 15 octobre, à 19h55 heure centrale, lors d’un événement qui sera cette fois diffusé en direct.
Reprenons le fil. Le Roadster originel, lancé en 2008, avait déjà secoué l’industrie en prouvant qu’une voiture 100% électrique pouvait être sexy, rapide et désirable. Neuf ans plus tard, son successeur était présenté comme une révolution : 0 à 100 km/h en moins de deux secondes, autonomie annoncée de plus de 1 000 km, et une fiche technique qui reléguait les hypercars thermiques au rang de fossiles. Sauf que la production, elle, n’a jamais vraiment démarré. Les dates ont défilé : 2020, 2022, 2024, puis le fameux « April Fool’s Day » 2026 évoqué par Musk, avant qu’octobre ne devienne l’horizon officiel. À chaque annonce, son lot de spéculations et de réservations – plusieurs centaines de milliers d’après certaines estimations, pour un acompte de quelques milliers de dollars.
Ce qui rend ce nouveau rendez-vous intéressant, au-delà du simple lancement produit, c’est l’irruption de la culture spatiale dans l’automobile. L’idée d’utiliser des propulseurs cold-gas inspirés de ceux des fusées SpaceX pour faire littéralement léviter la voiture n’a rien d’un exercice de communication classique. C’est une déclaration d’intention : Tesla veut redevenir la marque qui fait rêver, celle qui transforme la voiture en objet de science-fiction. Pour une industrie qui s’est largement rationalisée autour de la batterie, de l’autonomie et du prix au kilowattheure, ce retour au spectaculaire a quelque chose de rafraîchissant. Reste à savoir si la démonstration sera à la hauteur du teasing.
Car pendant que le Roadster joue les arlésiennes, le reste du monde électrique n’a pas attendu. BYD, Hyundai, Kia, Mercedes et BMW ont chacun décliné leur vision de la berline et du SUV performant. La nouvelle i7 M70, la Hyundai Ioniq 5 N, la BMW i4 M50, sans oublier la récente offensive de BYD sur le segment premium : tous ont prouvé que la performance électrique n’était plus l’apanage d’une seule marque. Le Roadster, lui, garde un avantage symbolique : être le premier à avoir promis le sub-2 secondes en production de série. Si Tesla tient enfin sa promesse, ce sera un événement industriel. Si elle la reporte encore, la marque risque de voir son capital « cool » s’éroder un peu plus.
Le 15 octobre, donc. Diffusion en direct, à 19h55 heure centrale (soit 02h55 heure de Paris, ou 20h55 sur la côte Est américaine). L’événement se tiendra au Texas, terre d’adoption de Tesla, et pourrait réserver quelques surprises au-delà de la lévitation. Prix définitif, caractéristiques de série, calendrier de livraison : voilà les vraies questions qu’attendent les réservataires. Une chose est sûre, après九年 de teasing, le Roadster entre dans la dernière ligne droite. Ou dans un nouveau virage. Avec Tesla, par définition, les deux sont possibles.
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